Économie de la connaissance et innovation : les avancées remarquables de l’Algérie

Économie de la connaissance et innovation : les avancées remarquables de l’Algérie

L’Algérie abritera, du 28 au 30 mars 2026, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le sommet africain de la technologie Global Africa Tech.

Cet événement, organisé par le ministère de la Poste et des Télécommunications et Algérie Télécom et qui se déroulera au Centre international des congrès (CIC) Abdellatif-Rahal, verra la présence de ministres, représentants et experts de 45 pays africains et aura à discuter des questions de souveraineté numérique du continent et de la sécurisation de son infrastructure numérique, dont les câbles maritimes de télécommunications. Plus de 5.000 participants et 80 exposants sont attendus à cet événement. L’Algérie enregistre des avancées remarquables en matière d’innovation.

Dans un monde où la compétitivité des nations se mesure à l’aune de leur capacité à innover, le pays a choisi de placer la créativité scientifique, la transformation numérique et l’économie de la connaissance au cœur de sa vision stratégique. Loin des effets d’annonce, cette orientation s’inscrit dans une politique structurée, portée au plus haut sommet de l’État par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de l’innovation un levier cardinal de la diversification économique. Cette orientation s’est traduite par la création d’un département ministériel dédié à l’économie de la connaissance et aux start-up, chargé de piloter les politiques publiques d’innovation et d’orchestrer la mise en place d’un écosystème entrepreneurial intégré.

Les résultats sont aujourd’hui palpables. Ils se reflètent notamment dans le classement mondial en matière d’innovation où l’Algérie a enregistré des gains significatifs de 2022 à 2025. Cette progression est justement le fruit d’efforts soutenus en matière de startups, de recherche scientifique et de technologies de l’information et de la communication. Elle est aussi le résultat d’initiatives et de dispositifs déployés ces dernières années par l’Etat pour stimuler l’économie de la connaissance et soutenir les start-up. Depuis 2020, le gouvernement a adopté une batterie de mesures et pris une série de décisions majeures visant à encourager la création, le financement et le développement des startups, et ce, sur instruction du chef de l’Etat qui a placé l’innovation au cœur de sa politique de diversification économique.

Ces initiatives et mesures ont grandement contribué à l’émergence et à la consolidation de ce segment stratégique du tissu économique national. S’appuyant sur un dispositif institutionnel et opérationnel ambitieux, cette politique a permis d’encadrer, d’accompagner et d’accélérer la dynamique entrepreneuriale. Dans le même élan, un comité national de labellisation a été institué afin d’identifier, de certifier et d’accompagner les entreprises innovantes à fort potentiel de croissance. Ce mécanisme de labellisation constitue un levier stratégique, permettant aux jeunes pousses de bénéficier d’avantages spécifiques et d’un accompagnement ciblé. Les pouvoirs publics se sont également attelés à réunir les conditions nécessaires et à créer un environnement propice à l’essor des start-up, en agissant sur le financement, l’accompagnement et les incitations fiscales.

À ce titre, l’Algerian Startup Fund (ASF) a été mis en place pour soutenir le financement des jeunes entreprises innovantes, combler le déficit en capital-risque et encourager l’émergence de projets à forte valeur ajoutée. A cela s’ajoute la création de l’accélérateur public Algeria Venture afin de renforcer les structures d’accompagnement en proposant des programmes de formation, de mentorat et de coaching, et en assurant un suivi personnalisé des start-up durant les phases cruciales de leur démarrage et de leur structuration.

Outre ces instruments, les pouvoirs publics ont instauré des incitations fiscales au profit des start-up labellisées ainsi que des incubateurs, afin d’alléger les charges et stimuler l’investissement dans l’innovation. Cela n’est pas tout. Afin de valoriser l’excellence et encourager l’esprit entrepreneurial, des concours et distinctions nationales ont vu le jour. Parmi eux figure le Prix du président de la République de la meilleure start-up, lancé en janvier 2026 pour promouvoir l’entrepreneuriat, mettre en lumière les success stories nationales et ancrer davantage l’économie de la connaissance au cœur du développement du pays. Le prix est décerné lors d’une cérémonie officielle durant la semaine mondiale de l’entrepreneuriat du mois de novembre de chaque année.

Dans le même sillage, l’Algérie a initié la Conférence africaine des start-up, dont la 4e édition s’est tenue en décembre 2025 avec la participation de plus de 35 délégations ministérielles, plus de 200 exposants et 25.000 visiteurs .Grâce à ces politiques mises en place sous l’impulsion du président de la République, l’Algérie se classe déjà parmi les pays africains les plus attractifs pour les investisseurs. Avec plus de 13.000 startups enregistrées fin 2025 et visant les 20.000 d’ici 2029, elle s’impose aussi comme un leader africain en la matière. L’exemple de la startup algérienne KABAS, qui a intégré le top 25 mondial dans son domaine, illustre cette capacité à faire émerger des champions nationaux capables de rivaliser sur la scène internationale.

Au-delà de la performance individuelle, c’est tout un écosystème qui se structure et gagne en maturité. Ce modèle repose sur trois piliers que sont la protection de la créativité, l’encouragement de l’innovation et la conversion de la connaissance en valeur marchande. Par ce modèle, élaboré en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’Algérie vise à aligner ses standards sur les meilleures pratiques mondiales et à sécuriser juridiquement l’innovation nationale.

M. A. O. El Moudjahid

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