Le déploiement de la 5G en Algérie s’accélère rapidement et certains opérateurs de téléphonie mobile sont à l’avance par rapport à la deadline fixée par le cahier des charges.
C’est le cas d’Ooredoo qui a annoncé, hier, l’extension de son réseau de cette technologie à l’ensemble des wilayas, devenant ainsi le 1er opérateur à couvrir tout le territoire national alors même qu’il pouvait le faire au bout de la 6e année de l’exploitation de la licence. ‘‘Ceci va ouvrir de nouvelles perspectives pour une Algérie plus rapide, plus intelligente et plus connectée’’, se félicite Ooredoo par le biais d’un communiqué de presse, expliquant que cette prouesse vient en réponse à une demande ‘‘croissante’’ des citoyens.
‘‘Le réseau sera renforcé et le nombre de stations densifié afin d’assurer une couverture optimale et une expérience utilisateur conforme aux standards internationaux dans toutes les régions’’, assure l’opérateur qui précise enfin que ses cartes USIM 4G sont entièrement compatibles avec la technologie 5G, permettant ainsi aux abonnés de passer facilement à cette nouvelle technologie sans avoir à changer de carte SIM. L’annonce d’Ooredoo intervient une semaine après celle de Djezzy qui a fait part, le 1er mars dernier, de la mise en service de son réseau 5G dans 18 wilayas, soit 10 de plus que ce qui est prévu dans le cahier des charges pour la première année, anticipant ainsi le déploiement de cette technologie, qui se poursuivra ‘‘progressivement’’.
Les nouvelles wilayas couvertes sont Timimoun, Mostaganem, Tizi-Ouzou, Bejaïa, Annaba, Batna, Bordj Bou Arreridj, In Salah, Touggourt et Tindouf. Reste désormais à savoir si le 3e opérateur de téléphonie mobile, Mobilis, va suivre les pas de ses deux concurrents et agir par la même en donnant un coup d’accélérateur au déploiement de son réseau 5G. Après l’attribution, en juillet 2025, des licences au profit des trois opérateurs, l’exploitation de la 5G est soumise à un cahier des charges rigoureux qui a été publié au Journal officiel, quatre mois plus tard. A propos justement de la couverture territoriale, le texte impose le déploiement du réseau dans 8 wilayas au minimum (Alger, Oran, Constantine, Sétif, Skikda, Ouargla, Tlemcen et Blida) pour la première année de l’exploitation, tout en assurant la couverture des zones prioritaires d’intérêt public où cette technologie peut générer le plus d’impact économique, social ou technologique.
Et alors qu’il est stipulé que le titulaire de la licence doit lancer ses services commerciaux dans un délai ne dépassant pas les trois mois, à compter de l’entrée en vigueur de sa licence, et qu’il doit couvrir, au moins, 10% de trois wilayas dont Alger, parmi les huit obligatoires de la première année, Djezzy et surtout Ooredoo font mieux et couvriront davantage de wilayas. Ce qui, est d’ailleurs, permis par les pouvoirs publics qui donnent la possibilité à l’opérateur de procéder à un déploiement dans une wilaya non obligatoire et de lancer ses services de la 5G service pour peu qu’il respecte les exigences minimales de qualité de service, et ce, dans toutes les zones déclarées couvertes.
Aussi, l’opérateur doit tenir à jour une ‘‘carte détaillée’’ de couverture 5G incluant toutes les wilayas et zones couvertes, qu’elles soient obligatoires ou non, et il doit ‘‘informer’’ l’autorité de régulation à chaque modification. Il faut savoir que le cahier des charges a fixé à 6 ans l’échéance de couverture du réseau de la 5G de la totalité du territoire nationale. Au bout de la 2e année, l’exploitant devra déployer son réseau dans dix autres wilayas. De la 3e à la 6e année, l’opérateur doit couvrir chaque année, dix nouvelles wilayas, ce qui nous donne un total de 58 wilayas couvertes par Mobilis, Djezzy et Ooredoo au terme de la 6e année.
Concernant les 11 nouvelles wilayas promues après l’attribution des licences d’exploitation et la publication du cahier des charges, il est fort probable qu’elles seront inclues dans l’ancien découpage administratif.